Culture Littérature

Âge tendre de Clémentine Beauvais

24 février 2021

J’avais besoin d’un roman feel good, d’une histoire qui ne soit pas inspirée de faits réels, j’avais besoin de m’extirper un peu de notre monde actuel. Et puis, je suis tombée sur la superbe couverture de l’Âge tendre de Clémentine Beauvais. Ce look années 60 et le résumé sur la 4ème de couverture m’ont séduite. Voilà de quoi j’avais besoin pour passer un très bon moment. Ce n’est ni de la science fiction, ni du fantastique, mais une fiction qui aurait pu être réelle. Elle est belle, douce et rend nostalgique d’une époque que je n’ai même pas connue.

Résumé

La présidente de la République ayant décidé que tout élève doit accomplir une année de service civique entre sa troisième et sa seconde, Valentin a posé ses voeux. Malheureusement pour lui, ils n’ont pas été respectés et l’adolescent est envoyé dans un centre pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, situé dans le Pas-de-Calais, conçu pour ressembler à un village des années 1960.

Mon avis sur « Âge tendre »

Lorsque j’avais presque terminé l’Âge tendre de Clémentine Beauvais, j’avais fait une pause. Il me restait quelques pages. Mais je n’avais pas envie d’en finir avec l’histoire de Valentin et de Sola. C’est un torrent d’émotions qui émerge des mots de Valentin. Il a 15 ans, mais même a cet âge là, l’âge tendre, on sait parler justement et toucher les âmes. Tout au long de ces quelques 378 pages de rapport de service civique, il aborde les valeurs et les sujets du quotidien : La bienveillance, envers les autres et envers soi même, l’écoute des autres et de soi, la patience et l’envie de vivre l’instant présent, la mort et le souvenir, l’amitié et l’amour.

Valentin fait son service civique dans une unité Mnémosyne à Boulogne-sur-mer. Un centre pour personnes âgées atteinte d’Alzheimer, minutieusement reconstitué pour ressembler à un village des années 60. J’aime bien les années 60, la musique de l’époque, le style. J’ai parfois envie de faire un tour dans cette époque, et laisser couler les couleurs et la musique des années yéyés sur moi, sur mes états d’âmes.

Quand j’ai enfin terminer l’histoire de Valentin. J’en ai retiré 2 enseignements de cette belle histoire. Tout d’abord, même si le monde nous paraît tout gris parfois, ou même souvent, on peut y ajouter les couleurs qu’on aime, qui nous font du bien et nous rassurent. En second, c’est le besoin des autres pour s’accomplir. Il en est de notre ressort d’accepter de faire des concessions, de devoir prendre un autre chemin, de faire toujours de notre mieux et surtout de laisser les belles rencontres mettre un peu de leur couleur dans notre vie, même si on ne le souhaitait pas au départ. Nous avons besoin des autres pour vivre, pour se souvenir et vivre à travers leurs souvenirs.

Âge tendre est un roman de fiction qu’on aimerait réel, je crois que je m’en souviendrai longtemps. (C’est plutôt réussi pour un roman dont le sujet principal est la mémoire.) Cette histoire mêle plusieurs générations, je crois que c’est ça qui le rend vraiment chouette. Il m’a appris l’importance de se créer des souvenirs, de les chérir et de faire partie des souvenirs des autres.

Niveau d’anxiété pour affronter le monde actuel après avoir lu Âge tendre : 4/10. En considérant la situation actuelle, c’est pas si mal !

Merci Clémentine et merci Françoise aussi.

Quelques mots sur l’autrice, Clémentine Beauvais

Âge tendre est le seul roman de Clémentine Beauvais que j’ai lu pour le moment. Alors c’est en écrivant cet article que je m’intéresse enfin à l’autrice. Ce qu’elle fait dans la vie, ce qu’elle a écrit avant l’histoire de Valentin. Je découvre une femme aux multiples talents. Parce qu’elle ne fait pas que raconter des histoires, elle est aussi enseignante-chercheuse à l’université d’York en Angleterre. Elle enseigne principalement la littérature jeunesse et les pratiques de traduction. Car oui, elle possède encore une autre casquette professionnelle, celle de traductrice. Vous verrez son nom inscrit dans le dernier roman jeunesse de J.K Rowling, l’Ickabog. Elle traduit des romans, des BDs, de la poèsie. Ai-je précisé qu’elle n’avait que 32 ans ? Elle a un parcours admiratif et inspirant !

J’ai beaucoup aimé sa plume dans l’Âge tendre, il est possible que je me plonge dans l’un de ces autres romans d’ici peu. C’est frais, brute et tendre à la fois. L’histoire de chaque personnage principal est travaillé, j’ai senti l’investissement cœur et âme de Clémentine à chaque instant. Une adulte a emprunté les mots d’un adolescent le temps d’un roman et l’a fait avec brio.

Et maintenant pour vous mettre un peu plus dans l’ambiance du dernier roman de Clémentine, Âge tendre, je vous laisse avec Françoise Hardy avec La maison où j’ai grandi.

Françoise Hardy, La maison où j’ai grandi

Vous pouvez aussi découvrir le trailer du roman en vidéo, juste là !

Bonne lecture !

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