Billet d'humeur
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Mon premier billet d’humeur

4 mai 2021

Passionnée par le pouvoir et la force des mots, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire et raconter des histoires. En fouillant dans mes archives et mes souvenirs, j’ai retrouvé mon premier billet d’humeur. Nous allons faire un bon dans le passé de 10 ans pour revivre cette aventure ensemble.

Avant de démarrer la Delorean, je voudrais faire une précision. Un billet d’humeur c’est un « électron libre » du genre journalistique, le genre d’article court, personnel et subjectif. C’est le lieu d’un coup de gueule, d’un coup de cœur, d’indignation ou de mauvaise humeur. Précision faite, vous êtes prêts ?


J’avais l’habitude de retrouver mes camarades au CDI avant la sonnerie qui annonçait le début des cours. Ce jour-là, j’avais vu que la documentaliste à accrocher une nouvelle affiche. Celle du festival du premier roman. C’est un festival organisé tous les ans depuis 1992 par l’association Lecture en Tête. Pourquoi ne l’ai-je pas vu l’année dernière ? Qu’importe. La documentaliste avait proposé à mes camarades et moi de participer au festival avec un des journaux locaux. Le principe était de sélectionner 6 élèves pour être apprentis journalistes pendant 48h. L’idée d’être journaliste pendant 2 jours me titillait, alors j’avais inscris mon nom sur la liste des participants. Je rêvais d’écrire pour un journal et l’occasion se présentait, il ne fallait pas la rater !

Apprentie journaliste pendant 48h en festival

Quelques jours plus tard, j’étais sélectionnée. La documentaliste m’avait convoquée comme mes camarades pour débuter l’aventure. Nous devions tous lire un livre dont l’auteur participe au festival du premier roman. J’avais choisi celui de Jean-Louis Gutierres, « Et même les chiens ». Le titre m’avait interpelé et le résumé m’avait convaincu.

Le jour du festival, nous étions rassemblés pour assister à des ateliers d’écriture avec les journalistes. Nous avions donc chacun une mission, la mienne était le billet d’humeur. Comme j’avais lu le livre de Jean-Louis Gutierres, c’était sur son roman que j’allais rédiger mon billet d’humeur. J’étais très enthousiaste et j’allais faire de mon mieux pour rédiger mon meilleur billet d’humeur. Je me faufilais au premier rang lors de sa conférence aux lycéens pendant le festival pour n’en rater aucune miette. En somme, c’est la passion de l’auteur, son histoire, son humour et ses raisons et convictions d’écrire qui m’avaient captivée.

Le billet d’humeur que je devais rédiger devait être court, attrayant et surtout il devait véhiculé de l’émotion. Donc c’était un bon défi pour moi qui avait l’habitude de raconter de longues histoires. Une des journalistes m’épaulait dans ma rédaction. Elle me guidait dans chacune de mes interrogations.

Bref, j’avais 17 ans, avec mes camarades nous avions édités 4 pages de journal dédiées au Festival du Premier Roman. Nos articles étaient tels que nous les avions écrit. Alors j’avais de quoi être fière de mon billet d’humeur. Quand je l’ai lu noir sur blanc dans le journal, j’ai su qu’écrire était l’une de mes raisons de vivre. Une belle histoire avec l’écriture avait commencée. Pourtant je l’ai délaissée pendant quelques années. Aujourd’hui, je reprend le chemin de l’écriture avec l’intention de noircir mes carnets de mes instants de vie et de tout ce que créer mon imagination.

Voici mon premier billet d’humeur pour le journal du Festival du 1er Roman :

La salle de classe est animée. Les élèves sont captivés. Par qui ? Un prof de maths ? Plutôt un écrivain. Jean-Louis Gutierres se tient debout devant le bureau, comme un prof. Sauf que lui, il les amuse. Ils participent et sont tous intrigués par le récit du romancier. Vous pensez les adolescents impatients d’entendre la sonnerie ? Détrompez-vous, les échanges débordent d’énergie. Jean-Louis donne l’impression de ne pas avoir quitter l’adolescence. Il leur fait partager leurs émotions. « C’est impressionnant, ça gratte ! » s’étonne l’auteur en voyant les jeunes dévorés ses propos. Jean-Louis leur confie que ce livre est destiné à sa fille et son fils pour leur laisser une trace de son existence. C’est beau, n’est-ce-pas ? Puis les lycéens éclatent de rires quand il déclare : « On vous a pas expliqué, mais on n’est pas éternel. Rigolez pas, vous le savez pas ! »

Aimez-vous les billets d’humeur ? Y a-t-il une expérience qui vous a donner envie le métier de vos rêves ?


Pour découvrir mes récits de vie et d’invention, rendez-vous dans la rubrique « Le journal« .

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